Polychoralité

De la renaissance à nos jours, œuvres pour deux, trois, quatre, cinq et six chœurs

Chœur de chambre les éléments, 24 chanteurs a cappella
Direction Joël Suhubiette

 

Dimanche 3 octobre 2010 à 17h
Fondation Royaumont
(Création)

Dimanche 17 octobre 2010 à 20h30
Odyssud et Festival Toulouse les orgues
(Première mondiale d’Alexandros Markéas)

Mardi 17 mai 2011 à 20h30
Eglise de Rayssac, Scène nationale d’Albi

Mercredi 18 mai 2011 à 20h30
Collégiale d’Ibos, le Parvis - scène nationale de Tarbes Pyrénées

 

Programme :
Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525-1594) : Stabat Mater à deux choeurs
Tomas Luis de Victoria (1548-1611) : Magnificat Sexti Toni à trois choeurs
Alexandros Markeas (né en 1965) : Medea Cinderella à quatre choeurs
Josquin Desprez (1450-1521) : Qui Habitat à six choeurs
Felix Mendelssohn (1809-1847) : Ehre sei Gott in der Höhe à deux choeurs
Frank Martin (1890-1974) : Messe pour double choeur a cappella
Caroline Marçot (1974) : Nun à cinq choeurs

Ce spectacle a été répété en résidence à l’Abbaye-école de Sorèze en septembre 2010

 

L’apogée de l’écriture polychorale est sans nul doute le XVIème siècle. De l’Italie de Gabrieli et de Palestrina dont on découvre ici le Stabat Mater à deux chœurs, à l’Espagne de Morales et de Victoria, grand maître de la polychoralité, comme en témoigne le Magnificat à trois chœurs, des Flandres à l’Allemagne, les compositeurs excellent dans un genre déjà prisé par leurs ainés. Le motet anglais Spem in allium à 40 voix de Tallis en est un des grands chefs d’œuvres, mais également le Qui habitat de Josquin Desprez, quadruple canon à 24 voix présent dans ce programme. Les allemands Schutz, Schein, Bach continueront la tradition, suivi par Brahms et Mendelssohn dont le Motet Ehre Sei Gott est un hommage certain aux anciens.

Le XXème siècle verra en la Messe de Frank Martin, un des derniers chefs d’œuvres de l’écriture polychorale. Martin, dans la plus grande tradition, écrira une œuvre puissante, hautement expressive qui deviendra une des œuvres sacrées majeures du siècle.

Fidèle à son souhait de mélanger répertoire et créations, le chœur de chambre les éléments à commandé en 2010 une pièce à quatre chœurs de six voix à Alexandros Markéas.
Divisés, en deux, trois, quatre, cinq et six chœurs, frontaux ou spatialisés, les 24 chanteurs des éléments, retrouveront une forme de programme qui leur est cher, où la richesse et la diversité des répertoires leur permettent de jouer sur un grand nombre de palettes sonores.



Quelques mots du compositeur sur l’œuvre en création mondiale :


AMEDEA CINDERELLA

pour chœur divisé en quatre groupes d’Alexandros Markeas.
textes d'Euripide et d'Alexandros Markeas

Medea Cinderella est inspirée des écrits de Lili Zografou, romancière et essayiste grecque, qui voit dans les figures mythiques de Médée et de Cendrillon, les extrêmes d'un parcours menant au patriarcat et à la contrainte affective féminine.
La pièce est conçue comme une tragédie en miniature. Elle est construite sur la dualité des deux mythes en alternant extraits de la tragédie originale et odes chorales qui commentent le texte d'Euripide d'un point de vue actuel. Cette opposition est accentuée par un dispositif qui confie aux voix masculines et féminines des rôles différents : les hommes chantent les thrènes et les lamentations, les femmes expriment la révolte ou la résignation.
L'écriture vocale s'inspire des voix des tragédiennes, voix qui doivent "porter", couvrir la distance avec le spectateur tout en gardant une charge émotionnelle forte.
Alexandros Markeas, septembre 2010

www.alexandros-markeas.net

 

http://www.classictoulouse.com/festivals-tlo-2010-polychoralite-les-elements2.html

http://www.resmusica.com/article_8685_musique_d_ensemble_les_Elements_toulouse_l_art_de_la_spatialisation.html

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