L’invitation au voyage

Des musiques populaires aux musiques savantes sur les chemins d’Europe Centrale

Chœur de chambre les éléments, 21 chanteurs
Direction Joël Suhubiette
Piano Corine Durous

Vendredi 9 juillet 2010 à 20h30
Festival des lumières, Sorèze

Mardi 27 juillet 2010 à 21h
Cloître des Jacobins, Festival Toulouse d’été

Vendredi 18 mars 2011 à 21h
Salle des fêtes, saison Jazz in Marciac

Samedi 19 mars 2011 à 20h
Auditorium de l’Opéra de Dijon

 

Joël Suhubiette, a imaginé pour ce programme, un voyage aux confins de l’âme slave nous transportant de l’Allemagne de Schumann et Brahms à la Russie de Stravinsky, de la Tchéquie romantique de Dvorak aux chants
populaires hongrois revus par Ligeti ou aux chansons traditionnelles slovaques revisités par le Hongrois Bartók.
A cappella ou avec la complicité du piano de Corine Durous, un périple fascinant sur les traces des cultures d’Europe centrale, à la découverte
des riches palettes de ses langues, nous donne l’occasion d’entendre certaines des plus belles pages du répertoire choral trop rarement interprétées.

Invitation au voyage, Choeur de chambre les éléments

PROGRAMME:

1ère partie : 35’

Franz Schubert (1797 -1828)
Mélodie hongroise en si mineur D817
pour piano

Robert Schumann (1810-1856)
Zigeunerleben
pour chœur et piano (en allemand)

Johannes Brahms (1833-1897)
Drei Deutsche Volkslieder op 33
Pour 12 chanteurs (en allemand)

Johannes Brahms (1833-1897)
Zigeunerlieder
pour chœur et piano (en allemand)

Entracte 10 à 15’


2e partie : 35’

Béla Bartók (1881-1945)
Danses roumaines
pour piano

Antonín Dvořák (1841-1904)
Quatre chansons populaires op. 20
pour chœur et piano (en morave)

Igor Stravinsky (1882– 1971)
Soucoupes - 4 chansons paysannes
pour chœur de femmes a cappella
(en russe)

Béla Bartók (1881-1945)
4 chants slovaques
pour chœur et piano (en slovaque)

György Ligeti (1923-2006)
Trois chants du folklore hongrois
pour chœur a cappella (en hongrois)
Ejszaka (Nuit)
pour chœur de 8 voix a cappella (en hongrois)
Reggel (Matin)
pour chœur de 5 à 10 voix a cappella (en hongrois)

 

Avec le chef Joël Suhubiette, déjà entendu à l’Opéra de Dijon en février 2009 dans un programme mêlant Haydn et Mendelssohn, embarquez pour l’Europe de l’Est et découvrez des œuvres pour voix rarement données.
Dans la lignée de la thématique Brahms qui parcourt toute cette saison de l’Opéra de Dijon et le week-end Brahms, venez écouter les Zigeunerlieder (ou chants tsiganes) qu’il composa en 1888 : d’abord intitulée « chansons d’amour hongroises », la partition comporte finalement assez peu d’éléments folkloriques et intègre la musique ancienne dans une démarche assez novatrice. La vie tsigane, c’est cette fois la traduction de Zigeunerleben de Schumann dont le texte évoque une nuit parmi les gitans, tandis que les mots choisis par Tchaïkovski pour ses Choeurs profanes en 1863 proviennent de différents poètes russes et évoquent aussi bien la nature que le musicien Anton Rubinstein ou l’école de droit où Tchaïkovski avait fait ses études. Le folklore musical est en revanche très présent dans les Quatre chansons populaires de Dvorák où l’on reconnaît la musique populaire tchèque, tout comme dans la Mélodie hongroise notée au vol par Schubert, les Danses roumaines de Bartók où les mélodies populaires hongroises s’allient à la forme classique de la sonate dans des pièces incisives et brillantes, ou encore certaines oeuvres de Ligeti. Disparu il y a presque cinq ans, le compositeur autrichien a été influencé par Bartók et s’est inspiré du folklore hongrois.
Source: Plaquette 2010-2011 de L'Opéra de Dijon

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